mar.
14
févr.
2012
Pierre SONNERAT (1748-1814) : Voyage... à la Chine
Extrait de :
Voyage aux Indes orientales et à la Chine,
fait par ordre du Roi, depuis 1774 jusqu'en 1781,
Froullé, Nyon, Barrois, Paris, 1782. Vol. II, liv. IV, pp. 1-37 ; liv. V, pp. div. — De deux volumes, XVI+318 et VIII+298 pages.
- "Les Chinois n'ont été connus dans l'Occident que par les relations édifiantes des missionnaires... Ces hommes, pour compensation des fatigues, ... ont envisagé la gloire d'envoyer à leurs compatriotes des relations étonnantes, & des peintures d'un peuple digne d'admiration."
- "Les relations [des jésuites] paraissaient ensevelies dans l'oubli en même temps que leur influence a été détruite, lorsque une classe d'hommes appelés en France les économistes, a fait revivre dans ses leçons agronomiques, les fables que les jésuites avaient débitées sur le commerce & le gouvernement des Chinois."
- "Le gouvernement chinois, comme celui de tous les peuples esclaves, est trop vicieux pour se rendre respectable par ses propres forces... Quant à ses lumières, à ses vertus, on sait qu'elles sont ordinairement les connaissances & les mœurs d'un peuple emprisonné par la politique dont on lui fait un mystère, tremblant sous les lois qu'il ignore & qui ne sont connues que des seuls lettrés, & frémissant à l'aspect du pouvoir dont il est forcé d'adorer le principe."
- "Je ne serai point partial en parlant de la Chine ; je retracerai simplement ce que j'ai vu, ce que m'ont raconté les Chinois eux-mêmes, & ce qu'ils ont pu m'apprendre par leurs traditions."
Chine ancienne













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